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Enregistrer au format PDF Le métier : déontologie

Une définition du métier par la INMA (ex SEMA)

Maintenant INMA : Institut National des Métiers d’Art

Toute œuvre d’art étant soumise à l’action du temps, elle appelle a être restaurée : l’art de la restauration des œuvres peintes apparaît ainsi en même temps que les œuvres elles-mêmes et ses motivations répondent tantôt à des besoins techniques tantôt à des besoins esthétiques ou socioculturels.

Le métier

Longtemps empirique, la discipline a aujourd’hui adopté une démarche scientifique et un ensemble de règles déontologiques, mais reste dépendante de l’évolution des savoirs face aux différentes méthodes disponibles.

Aujourd’hui, le restaurateur de tableaux s’applique à favoriser la lisibilité et la réversibilité des interventions, ainsi que la stabilité des matériaux utilisés. Il assure ainsi la pérennité des œuvres picturales qui lui sont confiées et contribue à leur mise en valeur, tout en respectant leur intégrité physique, esthétique et historique.

Un tableau est un support rigide qui peut être réalisé sur différents supports (bois, toile, papier, cuivre, ardoise...), de taille variable (un tableau de chevalet étant de petites ou moyennes dimensions) et qui peut être indépendant ou intégré dans un décor architectural. Il est généralement constitué de plusieurs couches de matériaux : la préparation du support (encollage et enduit), la couche picturale et le vernis. Le restaurateur doit être en mesure d’identifier l’œuvre, son style, son auteur, de la dater et d’en préciser la facture. Il peut conduire un examen scientifique, établir un diagnostic, évaluer les dommages subis et définir le traitement approprié.

Avant toute intervention, le restaurateur consulte le propriétaire du tableau ou le conservateur du musée afin de définir les grands axes de travail.
Plusieurs critères déterminent les travaux à effectuer :
  • la destination de l’œuvre,
  • les futures conditions d’exposition,
  • la valeur de l’œuvre et le coût de l’intervention.

Le restaurateur établit un "rapport de restauration" constitué d’un constat d’état relatant l’histoire de l’œuvre et son identité, des analyses techniques (structure, interventions, procédés et produits utilisés), de propositions d’interventions (travaux de restauration à réaliser), de photographies avant et après travaux et des préconisations de conservation. Parfois, le constat d’état est complété par des examens physico-chimiques effectués par des chercheurs, pour analyser et observer les matériaux organiques du tableau.

Il existe de nombreuses méthodes scientifiques parmi lesquelles les rayons X qui pénètrent chaque couche du tableau jusqu’au support, ou les infrarouges qui se concentrent sur la couche sous-jacente à celle de la surface et qui permettent de révéler d’anciennes esquisses. Les scientifiques utilisent également les ultra-violets afin de détecter notamment les défauts de vieillissement du vernis. Enfin, macrophotographie (photographie de petits objets) et microphotographie (photographie de petits objets à l’aide d’appareils grossissants) révèlent les aspects détaillés des techniques et des matériaux utilisés par l’artiste.

Les dégradations peuvent être dues à des facteurs physiques, chimiques, mécaniques ou biologiques : variations brusques de température et d’humidité, exposition aux ultra-violets (rayons naturels : soleil et de la lune et/ou artificiels : ampoules, spots...), forces mécaniques provoquant des usures, biodétériorations (insectes, rongeurs, lichens...), pollution, poussières, mauvaises conditions de manipulation et de conditionnement de l’objet, restaurations humaines abusives, vieillissement et interactions des matériaux. Le tableau peut ainsi être atteint plus ou moins gravement dans ses différentes parties : le support, les couches d’enduit, de peinture et de vernis.

Le restaurateur procède à un ou plusieurs types d’interventions.

Il nettoie et désinfecte le support et le consolide s’il est affaibli ou déformé (le bois peut présenter des courbures, des fentes ou des pulvérulence, et la toile peut être déchirée, détendue ou pliée).
Il applique des incrustations de matière pour combler les lacunes ou effectue des rentoilages et doublages (pour la toile, il applique une toile neuve au dos celle d’origine pour la renforcer). Le "facing" permet également de protéger temporairement la couche picturale (papier de léger grammage appliqué sur la couche picturale pour la renforcer avant de traiter son revers ou de la transporter). La couche d’enduit peut par ailleurs présenter des soulèvements ou des pulvérulence que le restaurateur doit refixer.

Pour la couche picturale elle-même, le restaurateur procède à un décrassage en vue d’enlever les dépôts de surface qui altèrent l’apparence de la peinture.

Les dégradations de la couche picturale peuvent être de plusieurs types : soulèvements localisés ou généralisés avec cloques, chutes d’écailles, lacunes, manques ou craquelures en réseau plus ou moins larges.
Les repeints effectués lors de restaurations antérieures vieillissent différemment et doivent également être retirés.

Pour combler les craquelures , le restaurateur effectue des réintégrations picturales : il applique un mastic afin de rétablir le niveau de la préparation avant d’appliquer les retouches. Pour assurer la réversibilité de la réintégration réintégration L’ expression désigne l’ensemble des opérations nécessaires à reconstituer un manque de l’image. On y distingue le masticage (première opération) qui permet d’une part la mise à niveau de la lacune (manque de peinture et éventuellement de préparation), mais aussi de reconstituer le relief de la peinture ou imprimé en elle (empâtement, coup de pinceau, grains de la toile). , il peut protéger la surface par une couche de vernis à retoucher. Les retouches peuvent être visibles ou illusionnistes.

Avec le temps, le vernis peut également se chancir (blanchissement partiel ou généralisé), se bleuter, devenir pulvérulent, jaunir ou brunir : pour contrer ces phénomènes, le restaurateur pratiquera un allègement allègement Opération consistant à ôter de la surface du tableau une partie de son vernis ancien. du vernis qui permettra de supprimer les couches superficielles oxydées pour laisser une mince couche du vernis original ou les autres couches de protection proches de la peinture.

Formations

Formation initiale

  • Niveau III (Niveau équivalent aux formations BAC + 2 de type brevet de technicien supérieur - BTS, diplôme des métiers d’art - DMA)
  • Technicien supérieur en restauration d’œuvres picturales - Titre homologué niveau III (Atelier école de restauration d’œuvres picturales - Chateaurenard), 4 ans.
  • Niveau II (Niveau équivalent à la licence, à la maîtrise, au diplôme supérieur des arts appliqués - DSAA)
  • Diplôme d’études supérieures en conservation restauration d’œuvres peintes - Titre homologué niveau II (Ecole d’art - Avignon), 5 ans.
  • Diplôme de restaurateur du patrimoine - Titre Homologué Niveau II (Institut national du patrimoine - Département des restaurateurs - La-Plaine-St-Denis), 4 ans.
  • Licence préservation des biens culturels (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), 2 ans.
  • Restaurateur et conservateur d’œuvres d’art - Titre homologué niveau II (Ecole de Condé - Paris et Lyon), 5 ans
  • Niveau I (Niveau supérieur à la maîtrise)
  • Master conservation restauration des biens culturels spécialité peinture (Université Paris I Panthéon-Sorbonne), 2 ans.

Formation professionnelle continue

Plusieurs actions de formation, non diplômantes, de courte durée ou sous forme de cours à l’année, permettent de suivre une initiation, une préparation aux concours d’entrée aux écoles de restauration, ou encore un perfectionnement à la pratique de la restauration (test par fluorescence, analyse chimique des composants, restauration réversible, étude des vernis, etc.).

Sur le site http://www.metiersdart-artisanat.com, consultez la base de données sur la formation initiale et la formation professionnelle continue en France.
Sur le site http://www.moveart.org, retrouvez les adresses des centres de formations européens

Environnement

Les statuts juridiques étant encore hétéroclites, les restaurateurs de tableaux ont la possibilité d’exercer leur profession sous le statut de salarié, de travailleur indépendant, d’artisan, de profession libérale ou plus rarement de fonctionnaire (la restauration d’œuvres d’art n’est pas prise en compte par la Maison des artistes). Ils peuvent travailler seuls ou en association, pour le secteur public (musées de France, services officiels de protection du patrimoine, collectivités territoriales) ou privé (musées privés, antiquaires, brocanteurs ou particuliers).

La profession est aujourd’hui divisée par l’émergence de deux courants : le premier regroupe les artisans ayant suivi une spécialisation en restauration, tandis que le second courant réunit les conservateurs-restaurateurs du patrimoine. Les artisans sont rattachés aux métiers d’art alors que les conservateurs-restaurateurs souhaitent s’en démarquer. Depuis la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France, pour travailler sur des collections publiques, il faut être détenteur d’un diplôme de niveau I ou II (dont l’équivalence peut également être obtenue par une validation d’acquis de l’expérience professionnelle (VAE) ou une procédure d’habilitation).

Organismes professionnels

Fédération française des conservateurs-restaurateurs (FFCR),

10, Allée de Fontainebleau, 75019 Paris. - Tél./Fax : 01 42 02 34 81.
ffcr@netcourrier.com - http://www.ffcr-fr.org

La FFCR concentre son action sur la transformation des modes d’exercice de l’activité des conservateurs-restaurateurs du patrimoine, au niveau juridique ou fiscal, en cherchant à faire reconnaître l’utilité sociale de ses membres, pour la conservation des collections et des biens patrimoniaux.

Confédération Européenne des Organisations de Conservateurs-Restaurateurs (ECCO)

4 rue Jacques de Lalaing, 1040 Bruxelles, Belgique.
http://www.ecco-eu.info/

ECCO est une organisation internationale créée en 1991 et composée d’associations professionnelles qui regroupe des conservateurs-restaurateurs issus des 15 pays de l’Union Européenne. ECCO a rédigé en 1993 un code éthique reconnu comme la référence professionnelle en matière de restauration qui énonce les principes, les devoirs et les obligations de la profession.

Salons et manifestations

Salon des métiers d’art de la restauration du patrimoine de Panazol

Biennal, mars-avril
Centre d’animation communale, 11 rue Jacques Prévert, 87350 Panazol - Tél : 05 55 06 06 20. Fax : 05 55 06 38 14.
cac_panazol@voila.fr

Exposition des réalisations d’une trentaine d’artisans du Limousin et des départements limitrophes, spécialisés dans la restauration du patrimoine mobilier et immobilier. Démonstrations et mini-conférences.

Salon du patrimoine culturel de Paris

Annuel, novembre
Sécession, 62, rue de Miromesnil, 75008 Paris - Tél. : 01 49 53 27 00. Fax : 01 42 25 34 78.
patrimoine@secession.fr - http://www.patrimoineculturel.com

Plus particulièrement consacré à l’origine aux restaurateurs, le salon du patrimoine culturel s’est progressivement ouvert à tous les acteurs de la conservation, de la restauration et de la mise en valeur du patrimoine mobilier et immobilier. Environ 260 exposants, ateliers pédagogiques, conférences, remises de prix.

Pour plus d’informations concernant les colloques, conférences et journées d’études, vous pouvez consulter les agendas de l’ICOM et du Ministère de la Culture et de la Communication :

Concours

Concours un patrimoine pour demain,

Annuel, décembre
Pèlerin, 3, rue Bayard, 75393 Paris Cedex 08 - Tél. : 01 44 35 58 58. Fax : 01 44 35 60 21.
http://www.pelerin.info

Le concours a pour vocation d’encourager et d’aider la restauration du patrimoine culturel et religieux en permettant aux lauréats d’obtenir des bourses d’encouragement dont la valeur cumulée est de 76 225 euros. Depuis 1990, plus de 250 œuvres ont ainsi été sauvegardées. Le concours s’adresse aux associations, aux communes, aux paroisses ou aux particuliers. Les principaux critères de sélection sont l’intérêt culturel, artistique ou religieux de l’œuvre proposée, l’urgence et la faisabilité de sa restauration, le sérieux des devis établis par les professionnels de l’art, le soutien populaire autour du projet et son accessibilité au public.

Bourse de recherche de la Fondation Carnot

http://www.carnot.org/

La Fondation Carnot a créé, en 2003, quatre bourses de recherche pour deux conservateurs du patrimoine diplômés et deux restaurateurs du patrimoine diplômés de l’Institut national du patrimoine, souhaitant réaliser une recherche à l’étranger. Elle souhaite leur permettre de réaliser un travail de recherche de haut niveau scientifique, dans le pays étranger de leur choix, en fonction de la nature de leurs projets. La Fondation Carnot espère que de tels séjours stimuleront le goût de la recherche et de la confrontation internationale des conservateurs du patrimoine et des restaurateurs du patrimoine de manière à enrichir l’exercice de leurs pratiques professionnelles et la présence de la France dans le monde.

Concours Un des meilleurs ouvriers de France

Comité d’organisation des expositions du travail, 1, rue Descartes, 75231 Paris Cedex 05. - Tél. : 01 55 55 98 49. Fax : 01 55 55 99 19.
alcina.muller@mof.asso.fr - http://www.mof.asso.fr

Concours conduisant à l’attribution du diplôme d’Etat "Un des meilleurs ouvriers de France", homologué au niveau III de la nomenclature interministérielle des niveaux de formation. Il atteste l’acquisition d’une haute qualification dans l’exercice d’une activité professionnelle dans le domaine artisanal, commercial, de service ou industriel. Organisé tous les trois ans, les candidats aux épreuves de l’examen doivent avoir 23 ans minimum. Plus de 180 métiers autour de 19 activités y sont représentés. Une exposition des œuvres des lauréats est organisée par le comité.

Concours de la fonction publique

Ministère de la culture et de la communication, Service du personnel et des affaires sociales, Bureau des concours, 182 rue Saint-Honoré, 75033 Paris Cedex 01. - Tél. : 01 40 15 86 93. Fax. : 01 40 15 81 29.
concours.spas@culture.gouv.fr - http://concours.culture.gouv.fr/

Concours de recrutement du personnel du Ministère de la culture et de la communication : maître ouvrier (catégorie C), technicien d’art (catégorie B) ou chef de travaux d’art (catégorie A). Le maître ouvrier réalise de petites restaurations, le technicien s’occupe de la restauration et de la préservation des œuvres. Le chef de travaux assure l’encadrement du personnel et assume la responsabilité du fonctionnement des ateliers de restauration. Ils travaillent notamment dans les musées nationaux, les domaines nationaux, les bibliothèques, les manufactures nationales, ainsi qu’aux Archives nationales et au Mobilier national.

La Société d’encouragement aux métiers d’art (SEMA) organise deux prix pour encourager l’excellence des savoir-faire
  • le prix Sema jeunes récompense des élèves ou des étudiants en cours de formation, sélectionnés par niveau et par académie
  • le prix Sema distingue des professionnels dans les secteurs de la création, de la tradition et de la restauration.

Les sélections s’effectuent en trois étapes : départementale, régionale puis nationale.
Pour plus d’informations :
SEMA, 23, avenue Daumesnil, 75012 Paris. - Tél. 01 55 78 85 85. Fax : 01 55 78 86 15.
info@eurosema.com - http://www.metiersdart-artisanat.com

Sources d’information
Cette liste est proposée à titre informatif et ne saurait prétendre à l’exhaustivité.

Organismes

Association pour le respect de l’intégrité du patrimoine artistique (ARIPA),

29, rue des Chantereines, 93100 Montreuil, France
aripa@laposte.net - http://www.aripa-nuances.org

Créée en 1992, l’ARIPA est l’une des principales associations françaises qui se bat contre les restaurations abusives réalisées sur des peintures ou des sculptures. L’association édite le bulletin Nuances.

Section française de l’Institut international de conservation (SFIIC),

29, rue de Paris, 77420 Champs-sur-Marne - Tél. : 01.60.37.77.97. Fax : 01 60 37 77 99.
sfiic@lrmh.fr - http://www.sfiic.fr/

La SFIIC est une association regroupant des spécialistes de la conservation du patrimoine culturel et qui a pour but de favoriser toute action relative à la conservation des biens culturels en suivant notamment les règles déontologiques de l’IIC (International Institute of Conservation), auquel elle est moralement affiliée. La SFIIC organise des colloques, des groupes de travail et produit des publications, dont la revue Coré publiée en co-édition avec les éditions Errance.

Association 3ATP

http://www.3atp.org

Association née en 2002, elle se donne pour but la promotion du métier de restaurateur de tableaux et d’objets d’art polychrome à travers des stages de formations, des chantiers adressés aux étudiants de fin de cycle ou de professionnel pratiquant ou non, et par le partage des connaissance via son site internet.

Lieux ressources

Arc’Antique, Laboratoire de restauration et de recherche sur les objets d’art

26, rue de la Haute Forêt, 44300 Nantes.
arc.antique@wanadoo.fr

L’association Arc’Antique a pour mission de sauvegarder le patrimoine, et notamment le patrimoine sous-marin, par la conservation et la restauration des objets archéologiques et des œuvres d’art. Le laboratoire répond essentiellement à des besoins publics. Concernant la restauration de tableaux, il pratique uniquement des études préalables (radiographies, infrarouges). Arc’Antique participe également à des actions de recherche, de formation et de promotion.

Centre de restauration et de recherche des musées de France (C2RMF)

Palais du Louvre, Porte des lions - 14, quai François Mitterrand, 75001 Paris.
Fax : 01 47 03 32 46.
contact.c2rmf@culture.gouv.fr - http://www.c2rmf.fr

Le C2RMF a pour mission de mettre en œuvre, en liaison avec les conservateurs responsables des collections, la politique de la direction des musées de France en matière de recherche, de conservation préventive et de restauration des collections publiques. Il constitue et conserve une documentation sur les matériaux, les techniques et la restauration des œuvres des musées et administre les laboratoires et les ateliers de restauration qui lui sont rattachés. Le C2RMF publie également la revue Technè.

Centre interrégional de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP)

21, rue Guibal, 13003 Marseille - Tél. : 04 91 08 23 39. Fax : 04 91 08 88 64.
http://www.cicrp.fr/

Le CICRP est destiné à la conservation et la restauration du patrimoine en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon et Corse, dans les domaines de la peinture et des arts graphiques. Il intervient dans le cadre de ses missions auprès des musées et des conservations régionales des monuments historiques et développe des programmes de recherche. Il dispose d’un pôle documentaire et d’un service éducatif.

Normandie Patrimoine, Centre régional de conservation et de restauration des biens culturels de Basse-Normandie

9, rue Vaubenard, 14000 Caen - Tél. : 02 31 93 25 79. Fax : 02 31 93 21 04.
nortpacaen@wanadoo.fr

Centre de ressources et d’expertise, l’association offre aux institutions et aux collectivités territoriales, une aide à la gestion de la conservation matérielle des biens culturels. Cette structure propose des services d’examen ou de diagnostic des peintures.

Comité français du conseil international des musées (ICOM-France)

13,rue Molière, 75001 Paris Cedex 01 - Tél./Fax : 01 42 61 32 02.
icomfrance@wanadoo.fr - http://www.culture.fr/icom-france

Le comité regroupe, sur la base du volontariat, 2200 professionnels, musées et centres d’exposition contribuant à la conservation, la documentation et la diffusion des biens du patrimoine culturel, répondant aux objectifs de l’ICOM (Conseil International des Musées). ICOM-France valorise les expériences développées par ses membres au plan international et contribue à leur formation professionnelle. Publication d’une lettre d’information.

Conseil international des musées (ICOM)
UNESCO-ICOM, Conseil international des musées - Comité pour la conservation

Maison de l’Unesco, 1, rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15 - Tél. 01 47 34 05 00. Fax : 01 43 06 78 62.
secretariat@icom.museum - http://icom.museum

L’organisation internationale des musées et des professionnels des musées s’engage à préserver, assurer la continuité et communiquer la valeur du patrimoine culturel et naturel mondial, actuel et futur. Créée en 1946, l’ICOM est une organisation non gouvernementale, en relation avec l’UNESCO. Basé à Paris, le siège de l’ICOM est composé d’un secrétariat général et d’un centre d’information muséologique UNESCO-ICOM. Le fonds documentaire est dédié à la muséologie, la muséographie et la conservation-restauration.

Direction des musées de France (DMF)

6, rue des Pyramides, 75001 Paris - Tél : 01 40 15 80 00. Fax : 01 40 15 34 10.
http://www.culture.gouv.fr/culture/min/organigramme/dmf.htm

Dépendant du ministère de la culture, la DMF propose et met en œuvre la politique de l’Etat en matière de patrimoine muséographique. Elle achète des œuvres d’art, assure le contrôle des missions de conservation, protection, restauration, l’étude et l’enrichissement des collections, le développement de la recherche, la diffusion et la présentation des œuvres d’art au public au sein des Musées de France. Elle contribue également à la mise en œuvre de la formation des professionnels. Centre de documentation dépositaire du fonds documentaire de l’ICOM et contenant des informations sur la muséologie, la muséographie et la conservation-restauration.

Institut national du patrimoine (INP)

Département des restaurateurs
150, avenue du Président Wilson, 93210 Saint-Denis-La-Plaine - Tél. : 01 49 46 57 00. Fax : 01 49 46 57 01.
http://www.inp.fr

L’INP est un centre de formation en matière de conservation-restauration des biens culturels. Le département des restaurateurs dispose d’un laboratoire équipé pour la plupart des analyses physico-chimiques des matériaux des œuvres d’art. Il est réservé à l’étude des œuvres qui servent à la formation des élèves. La bibliothèque de l’INP est la plus importante de France dans le domaine de la conservation-restauration (techniques artistiques, matériaux, ouvrages de base pour les sciences et l’histoire de l’art et publications en conservation et restauration, françaises comme étrangères).

Laboratoire de dynamique, interactions et réactivité (LADIR)

CNRS, 2, rue Henri-Dunant, 94320 Thiais - Tél. : 01 49 78 11 16. Fax : 01 49 78 11 18.
jacques.riand@glvt-cnrs.fr - http://www.ladir.cnrs.fr/

Unité de recherche placée sous la double tutelle de l’université Pierre et Marie Curie et du CNRS. Elle est chargée d’analyser l’histoire des pigments et colorants du patrimoine (peintures, textiles, manuscrits et émaux) et de reconnaître les falsifications. Bibliothèque spécialisée.

Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH)

29, rue de Paris, 77420 Champs-Sur-Marne - Tél. : 01 60 37 77 80. Fax : 01 60 37 77 99.
infos@lrmh.fr - http://www.lrmh.fr

Service de la direction de l’architecture et du patrimoine du ministère de la culture et de la communication, le laboratoire se consacre à la recherche sur la conservation des monuments ou objets protégés au titre de la loi sur les monuments historiques et détermine les traitements de conservation à mettre en œuvre. Il comprend huit sections : pierre, vitrail, peintures murales, grottes ornées, textile, métal béton, microbiologie, bois. Il possède un centre de documentation avec un important fonds d’ouvrages sur la conservation et la restauration.

Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM),

Via di San Michele 13, I-00153 Rome, Italie - Tél. : 00 39 06 585 5331. Fax : 00 39 06 5855 3349.
iccrom@iccrom.org - http://www.iccrom.org/

Installée à Rome depuis 1959, l’ICCROM est une organisation intergouvernementale qui se consacre à la promotion de la conservation du patrimoine culturel, à la fois mobilier et immobilier, sous toutes ses formes. Ses domaines d’activités sont la formation, l’information, la recherche, la coopération et la sensibilisation. L’ICCROM possède une importante bibliothèque spécialisée en conservation avec plus de 89 000 entrées dans son catalogue ainsi qu’une collection de plus de 17 000 images.

Presse

Coré, revue francophone pluridisciplinaire de conservation-restauration des biens culturels

Biannuel
Section française de l’Institut international de conservation (SFIIC) - 29, rue de Paris, 77420 Champs-Sur-Marne - Tél. : 01.60.37.77.80. Fax :01 60 37 77 99.
sfiic@lrmh.fr - http://www.sfiic.asso.fr

Revue pluridisciplinaire co-éditée par la SFIIC et les éditions Errance, informant les professionnels et un public plus vaste (amateurs, collectionneurs, étudiants...) des évolutions dans le champ de la conservation-restauration des biens culturels. Chaque numéro comprend un dossier thématique et une rubrique actualités.

ICOM-France, lettre du comité national français

Biannuel
ICOM Comité français, 13, rue Molière, 75001 Paris Cedex 01 - Tél./Fax : 01 42 61 32 02.
icomfrance@wanadoo.fr - http://www.culture.fr/icom-france

Comptes rendus de colloques de l’ICOM et dossier thématique. Lettre réservée aux adhérents.

Monumental

Semestriel
Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, 16, quai Célestins, 75004 Paris - Tél. : 01 44 54 95 37. Fax : 01 44 54 95 21.
http://editions.monuments-nationaux.fr/

Publication scientifique et technique des Monuments historiques : dossier thématique, actualités des chantiers, sélection de travaux significatifs de restauration et de conservation, actualité de la recherche, synthèse des publications sur le patrimoine.

Nouvelles de l’ICOM, lettre du Conseil international des musées

Trimestriel
Maison de l’Unesco, 1, rue Miollis, 75732 Paris Cedex 15 - Tél. 01 47 34 05 00. Fax : 01 43 06 78 62
secretariat@icom.museum - http://icom.museum

Lettre disponible en français, anglais et espagnol qui rend compte de l’activité de l’ICOM au niveau international : articles de fond sur des problématiques muséales et patrimoniales, comptes rendus de colloques, liste de publications, agenda des manifestations.

Nuances

Annuel (double numéro)
Association pour le respect de l’intégrité du patrimoine artistique (ARIPA) - 29, rue des Chantereines, 93100 Montreuil, France.
aripa@laposte.net - http://www.aripa-nuances.org

Articles critiques ou de réflexion portant sur l’analyse de restauration d’œuvres picturales.

Patrimoines, revue de l’Institut national du patrimoine

Annuel
Institut National du Patrimoine, 2 rue Vivienne, 75002 Paris - Tél. : 01 44 41 16 04.
manuela.bazzali@inp.fr - http://www.inp.fr/

Réflexions sur les grands enjeux du patrimoine, contributions de personnalités françaises et étrangères, présentation de travaux scientifiques d’étudiants de l’INP, actualités nationales et internationales.

La revue des musées de France. Revue du Louvre

Bimestriel
Editions RMN, 8, rue Saint-Fiacre, 75002 Paris - Tél. : 01 40 13 47 80. Fax : 01 40 13 48 29.
muriel.bourel@rmn.fr - http://www.rmn.fr/

Evénements et actualité des musées de France, articles sur les apports scientifiques de travaux de restauration dans le domaine de l’histoire de l’art, acquisitions importantes, études scientifiques d’œuvres appartenant aux collections françaises.

Revue CRBC, conservation-restauration des biens culturels

ARAAFU Publications, 178, rue du Faubourg St-Denis, 75010 Paris - Tél./Fax : 01 44 87 01 59
publications@araafu.com - http://araafu.free.fr/

Depuis 1989, l’association des restaurateurs d’art et d’archéologie de formation universitaire (ARAAFU) édite une revue ouverte à tous, dont l’objectif est de promouvoir une conception moderne et exigeante de la conservation du patrimoine : conservation préventive, techniques et études de cas, travaux et recherches, enseignement et formation, notes et travaux d’étudiants.

Technè, la revue du Centre de recherche et de restauration des musées de France

Semestriel
Centre de Distribution de la Réunion des musées nationaux (RMN), 1-31, allée du 12 février 1934, 77186 Noisiel - Fax : 01 47 03 32 46.
daniele.levaillant@culture.fr
http://www.c2rmf.fr

Technè rend compte de l’application des sciences exactes à l’étude du patrimoine culturel dans une démarche pluridisciplinaire : recherches liées à l’histoire de l’art et des civilisations, travaux récents en conservation et en restauration, actualité de la recherche.

Sites Internet

  • http://araafu.free.fr/
    L’association des restaurateurs d’art et d’archéologie de formation universitaire (ARAAFU) regroupe des professionnels de la conservation-restauration diplômés du master de conservation-restauration des biens culturels de l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Le site présente l’association et propose l’annuaire de ses adhérents. Il héberge également le site de l’association Icosaedre, l’association des étudiants du master Conservation Restauration de Paris1.
  • http://www.3atp.org/
    Association 3ATP, pour la promotion du métier de restaurateur de tableaux et l’apprentissage de ce métier.